Les analystes américains de Merry Lynch suscitent l’inquiétude dans un rapport négatif sur les données de Wall Street pour la rentrée.

Après des données estivales plus hautes que prévu, toute l’économie américaine retient son souffle avec la halte à la progression des indices majeurs. Dow Jones, Nasdaq et S&P 500 semblent figés, et quelques indices laissent penser que c’est le signe d’une dégringolade. Analyse.


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Communiqué de Merril Lynch

L’indice S&P 500 (standard and poor’s), après un cumul de 10 records sur le mois de juillet stagne de manière inquiétante depuis le 15 aout. Si cette période est souvent synonyme de stagnation, cela devient inquiétant quand on voit le Nasdaq faire de même. La banque d’affaire américaine Merril Lynch annonce également le retraits massifs des investisseurs à hauteurs de près de 4 milliards de dollars sur la dernière semaine du mois d’aout, soit plus que sur l’ensemble des deux mois précédents. Ces deux facteurs mis ensemble semblent indiquer un taux de prudence anormalement élevé à l’égard du marché, ce qui Merril Lynch a formalisé de son communiqué : « Wall Street présente un niveau élevé de risque de correction » selon dix indicateurs.

Première élément marquant, la FED laisse entendre sa volonté de relever ses taux d’intérêts, ce qui sera la seconde fois sur les dix dernières années écoulées. Cela n’est pas particulièrement surprenant au vu des tendances actuelles. Ce qui l’est plus, c’est le discours de la FED via son vice-président Stanley Fischer, qui annoncé que les taux pour être revus plusieurs fois à la hausse d’ici la fin de l’année. Cette opération pourrait avoir pour conséquence (ou pour but) de limiter la chute du dollar et de mettre un stop à la croissance des exportations américaines. Cela donnerait dès lors un signal de vente des actions des entreprises américaines, qui pourrait être suivi dans le reste du marché mondial, générant une spirale baissière à laquelle les investisseurs sont souvent aversifs. A ce stade, nous pourrions voir le cours de l’or, valeur refuge, gagner quelques points.

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Ce paramètre peut faire peur, d’autant plus que les élections américaines pointent le bout de leur nez au mois de novembre de cette année. Hors, cette période a pour particularité de générer une grande incertitude sur les marchés. Les politiques économiques s’affrontent sans vision claire en dehors de la volonté de faire un maximum de voix. Bien que le futur président élu sera « president elect » (et donc sans réelle pouvoir de décision) jusqu’à la nomination en 2017, c’est suffisant pour garder les marchés dans l’incertitude. L’avenir nous apprendra mais les indices actuels nous pousseraient plutôt à vendre les valeurs d’outre-manche…..