Le baromètre américain de l’emploi à la baisse par rapport aux prévisions. Sursis pour les valeurs américaines avec la probabilité grandissante pour la FED de revoir sa politique de haussière.

Pour les marchés, le rapport mensuel de l’emploi aux Etats-Unis était attendu avec impatience. Les chiffres sont tombés et alors que l’agence Bloomberg prévoyait 180.000 créations d’emploi, la réalité est en-deçà. Un signal pour la FED et une aubaine pour les valeurs américaines.


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Les chiffres

151.000 nouveaux emplois créés au mois d’aout pour l’économie américaine. Un taux de chômage inchangé à 4,90% et une hausse statistiquement probable du salaire moyen de 0 ,10%. Ces données sont limitées par rapport aux espoirs, alors que Bloomberg prévoyait 180.000 nouveaux emplois.

Dans la foulée, le dollar a baissé par rapport à l’euro avant d’entamer une stabilisation à 1,1236 EUR et le taux à 2 ans des US Bond (emprunts obligataires américains) ont fluctués avant de revenir au niveau de fin aout. Ces indicateurs semblent indiquer, que, malgré l’annonce de la FED(Federal Reserve) de procéder à une série de hausses de taux d’ici fin 2016, et dont la première en septembre, la réalité pourrait être tout autre.

 

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En effet, ces premiers indicateurs représentent la conviction des investisseurs que cette hausse ne pourrait in fine pas avoir lieu. Et ceci est compréhensible : avec une économie qui tourne moins bien que prévu, une hausse des taux n’irait que conforter les difficultés et faisant s’envoler le dollar est en limitant donc les exportations, ce qui est toujours un signal négatif pour l’emploi.

L’élection américaine pour un statu-quo jusque décembre.

Avec la juxtaposition de la revue à la baisse de la croissance US de 1,2% à 1,1% au second trimestre et les difficultés rencontrées pour le secteur manufacturier selon l’indice ISM, on pourrait assister à un maintien de la situation jusqu’en décembre. En effet, le mois qui suit l’élection américaine (programmée pour novembre) est historiquement voué à être de stable, de par l’incertitude des résultats et les discours changeants des candidats.

Dans ce cadre, le discours du 26 aout dernier de Janet Yellen, présidente de la FED, annonçant une hausse des taux, ne pourrait avoir pour but que de maintenir une pression sur les marchés et permettre de garder un cap fixé. Il est donc fort probable de ne plus voir de grosses fluctuations d’ici le mois de décembre de cette année.

Une stagnation temporaire, opportunité pour les marchés.

Ce regain de stabilité est donc largement bénéfique pour les entreprises américaines. Dans ce cadre, les valeurs des indices principaux pourraient donc connaître une croissance à court terme (en dehors du secteur manufacturier) et pourrait redonner un boost temporaire à l’investissement.

Alors que Dow Jones, Nasdaq et S&P 500 semblaient figés il y a encore quelques jours, ces nouvelles informations devraient leur permettre de grappiller quelques points avant la grande messe des élections.